Olivier, Directeur Commercial, Devred 1902

Je partage ces quelques lignes de mon expérience d’autodidacte que j’ai eu la chance de vivre pendant ma carrière professionnelle de 30 ans au sein du groupe Omnium.

Lorsque, à 18 ans, je suis entré chez Burton of London, je n’avais aucune expérience professionnelle. Je regardais avec envie évoluer les vendeurs. Au bout de quelques jours, je me suis lancé et j’ai rapidement trouvé ma voie. J’ai fait partie des meilleurs vendeurs et après quelques années à ce poste, le directeur régional m’a proposé d’évoluer au poste de responsable de magasin. Je n’avais pas encore 23 ans. J’ai foncé. Un an plus tard, j’avais acquis la reconnaissance de mes supérieurs.
Après seulement deux ans d’expérience comme responsable de magasin, et de très bons résultats, on m’a proposé de prendre la direction du plus gros magasin de Burton of London. J’ai accepté le challenge même si la marche me semblait haute. Pendant 4 ans, j’ai véritablement appris mon métier de Directeur de magasin. J’ai travaillé très dur pour y arriver et ai dû me surpasser pour être digne de la confiance que l’on m’avait accordée.
A 30 ans, on m’a proposé de franchir une étape plus importante que la précédente et de prendre la Direction régionale Sud Ouest de Burton of London. J’ai accepté ce nouveau challenge avec fierté même si je savais que j’allais évoluer dans un nouvel univers. La mission a duré presque 5 ans.
A 35 ans et après 16 ans au sein de Burton of London, un nouveau challenge s’est offert à moi… intégrer l’enseigne Devred 1902 au poste de directeur d’exploitation. Devred 1902 avait alors perdu de sa superbe, avait du mal à trouver sa place dans une concurrence de plus en plus forte. J’ai participé activement au re-positionnement de Devred 1902 et surtout à l’animation du réseau commercial pendant plus de 3 ans, avec la clef le succès actuel.
A 38 ans j’ai été nommé Directeur Commercial. A ce jour, Devred 1902 compte plus de 300 magasins en France dont 100 en affiliation.
Si je devais résumer mes 30 ans de carrière au sein du groupe OMNIUM, j’écrirais qu’il faut rester humble en toute circonstance, ne pas tomber dans l’excès qui pourrait consister à ne s’entourer que de personnes qui nous ressemblent. Pendant toutes ces années, j’ai développé une forte dose d’intuition. L’autodidacte, n’ayant pas suivi d’études, ne s’enferme pas dans des carcans.
Mais tout cela n’aurait pas été possible si je n’avais pas intégré un groupe qui a su faire abstraction de mes non- diplômés, et parié sur mon entrain et ma capacité à m’adapter, au delà des différences.
On m’a fait confiance.
Aujourd’hui, à 50 ans, j’ai souffert de mon manque d’études et d’un problème de légitimité, mais j’ai aussi vécu de belles victoires et acquis l’expérience de mes succès et de mes échecs. J’ai une idée plus précise de « qui je suis et de qui je ne suis pas », et sais que je peux m’adapter.
Dans mes périodes de doute, je regarde le chemin parcouru, l’expérience accumulée. Et ce qui m’enthousiasme le plus, c’est que j’en ai encore tellement à apprendre !